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Rockstar Taste of Chaos : un avant gout d’Enfer

5 décembre 2010

3 décembre 2010, je passe les portes de la Rockhal – pour changer – prête à me prendre du gros et du lourd dans les oreilles. Je ne m’attendais pas à en prendre plein la vue aussi.

Lorsque j’arrive, le groupe Halestorm finit son set, le peu que j’entends ne me déplait pas, je pense que je prendrais le temps d’écouter un peu plus tard leur album. Une pause bière plus tard, voici Buckcherry qui entre sur scène. J’avais écouté vite fait chez moi, je n’avais pas accroché et je n’accrocherais pas plus à ce moment là. C’est mou, brouillon et pas du tout digne d’intérêt. Je sors manger, cela me comble 10 fois plus de plaisir.

C’est en ayant terminé mon panini que je me rends compte que les minutes se rétrécissent et qu’il va déjà être l’heure de voir le groupe pour lequel je me suis déplacée : Papa Roach. Je les ai vu en juillet, j’avais passé 1h30 de bonheur et je n’ai pas pu résister à les revoir une seconde fois. Ce groupe a bercé mon adolescence et je me sens rajeunir à chacune de leur écoute alors les avoir devant moi…
Les techniciens dressent l’énorme drapeau Papa Roach sur la scène et j’ai déjà envie de sauter partout. Ainsi lorsque le groupe arrive enfin , je me rapproche, pas trop tout de même, je veux voir quelque chose, je ne veux pas étouffer, je veux profiter de ces quelques minutes qui seront courtes et je veux de l’espace pour que mon corps puisse s’exprimer.

Tout se déroulera comme dans mes rêves, Jacoby se dresse devant la foule qui même, si elle n’est pas venue en majorité pour eux, est présente quand même et prête à faire la fête. Les plus grands titres s’enchaîneront : « Burn », « Hollywood Whore », « Scars », « Forever », « Lifeline »… pour finir en apothéose sur « Last Resort » que le public reprendra avec rage. 45 minutes de show et ils s’en vont. 45 minutes d’orgasme auditif et de spasmes à chaque basse, chaque battement de tambour et chaque cri. Je n’ai pas vu le temps passer et j’aimerais qu’ils reviennent, qu’ils continuent, le concert était trop bien parti pour s’arrêter comme ça… Mais non, ils ne reviendront pas. Il est l’heure de laisser place à la grosse tête d’affiche : Disturbed.

Un film assez sombre, comme sait si bien le faire le groupe, est projeté pour annoncer leur apparition sur scène. La foule se masse et la salle se remplie, il n’y a pas de doute, la majorité des personnes présentes ce soir est venue spécialement pour accueillir Disturbed et à mon avis, fêter leur premier passage au Luxembourg.
De la première à la dernière note, l’atmosphère sombre et lourde que sait si bien distillée Disturbed ne retombera pas, pour notre plus grand bonheur à tous. Les morceaux d’Asylum et des précédents albums s’enchaîneront, nous laissant à peine le temps de nous reprendre entre 2 morceaux rythmés par la voix si spéciale et envoutante de David Draiman. Des visuels projetés en arrière plan donnent une dimension fantastique au show qui se déroule devant nos yeux ébahis.

La plus connue et certainement la préférée de beaucoup, « Down with the sickness », clôturera la prestation de Disturbed ainsi que ce mini festival réussi grâce à ces têtes d’affiche talentueuses et… attendues.

Ne sois pas égoïste et partage mon talent !