Il est rare que dans ma région, la Lorraine, des groupes phares de la scène rock viennent se produire. Alors c’est avec stupeur que je découvre une affiche annonçant les Guns N’Roses à 5 km de chez moi. N’osant y croire dans un premier temps, je me remets doucement du choc en parcourant le site internet de la salle : si si, les Guns N’Roses, une des références mythiques du rock n’roll débarque chez moi. Le prix élévé des places me fera hésiter (70 € la fosse) puis finalement, je me dis qu’une occasion pareille ne se reproduira pas de sitôt.
Donc ce 10 septembre, je passe les portes de l‘immense salle du Galaxie d’Amnéville avec un bonheur intense. Un petit coup d’oeil autour de moi, la salle (qui peut contenir 12 000 personnes) n’est pas encore pleine mais nul besoin d’avoir des dons de voyance pour se douter que cela ne tardera pas.
Vient le moment de jeter un coup d’oeil à la scène, me rendant compte que pour une fois, je ne connais pas d’avance la première partie. Et là : fucking surprise : je vois des banderoles Murderdolls. Je connais ce groupe depuis plusieurs années, j’avoue avoir un peu arrêté d’écouter mais savoir qu’ils seront devant moi d’ici quelques minutes me fait littéralement sauter sur place. Ainsi lorsque le groupe entre sur scène, c’est avec une immense excitation que je revois Joey Jordison (meilleur batteur du monde pour moi au vu de son travail au sein de Slipknot) et que je vois pour la première fois Wednesday 13. Quelques anciens titres comme « Motherfucker I Don’t Care« , « I Take Drugs« , « I Love To Say Fuck » me rappelleront ma période métalleuse. Puis c‘est avec plaisir que je découvrirais les morceaux de leur nouvel album : « Summertime Suicide« , « Rock N’Roll Is All I Got« , « Nowhere« , « Whatever You Got, I’m Against It » pour ne citer que ceux qui m’ont le plus marqué.
Le groupe dégage une présence et une énergie incroyable sur scène, il est difficile de ne pas sauter au rythme de leur horror punk et de ne pas sourire au vue de leur style complétement déjanté. 1h15 de show fantastique passe à une vitesse fulgurante, ils sortent de scène sous des applaudissements assez mitigés. J’aime ce groupe, mais était-ce vraiment le bon choix pour une première partie des Guns N’Roses ?
45 minutes d’attente et Axl Rose entre enfin sur scène accompagné du groupe. 4 bandes lumineuses garniront la scène, des flammes et des feux d’artifice jaillissent sur les notes d’ouverture de « Chinese Democracy« . Pouvaient-ils choisir mieux comme ouverture ? Certainement pas. Chaque membre du groupe est posté à sa place, joue son rôle et la machine se met en marche tout doucement. Les grands classiques incontournables seront projetés dans nos oreilles : « Welcome to the Jungle« , « Rocket Queen« , « It’s So Easy« , « Mr Brownstone« , « November Rain« … et des extraits issus du dernier opus : « Shackler’s Revenge« , les deux merveilleuses « Sorry » et « This I Love » qui me provoqueront une vague de frisson et les larmes ne manqueront de venir mouiller mes yeux. Toutes les générations présentes y trouveront leur compte.
Chaque musicien nous gratiefera d’un solo à m’en faire tomber les bras. Il n’y aucun doute possible, chacun maitrise à la perfection son instrument et fait preuve d’un génie indescriptible lorsqu’il s’agit de nous faire profiter de toute leur puissance mélodique. Mes oreilles ne sont pas prêtes de s’en remettre.
Des reprises comme « The Wall » de Pink Floyd, « Knocking On Heaven’s Door » de Bob Dylan, le thème de la Panthère Rose… parsèmeront ce concert unique.
Le show n’en finit pas de nous épater. Que ce soit le jeu de scène des Guns N’Roses, les éclairages, les (petits) effets pyrotechniques placés au moment idéal pour accentuer des refrains ou des phrases chocs, l’ambiance du public et tout simplement le bonheur de voir ces dieux vivants donner un spectacle digne de leur ancienneté et de leur renommée.
2h de notes fulgurantes plus tard, ils quittent la scène sous un tonnerre d’applaudissement avant de revenir pour le rappel tant attendu. « Madagascar« , « Whole Lotta Rosie » (AC/DC cover) et « Paradise City » constitueront un épilogue parfait à ce concert de folie mélodique. Deux canons à confettis finiront de donner une touche de magie à ce rêve éveillé.
Que les jeunes groupes prennent exemple sur ces grands pères du rock, capable de tenir 2h30 de concert avec une telle dynamique, un tel charisme et autant de professionalisme !
Ne sois pas égoïste et partage mon talent !