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Rock Werchter : la Belgique en feu

22 juillet 2010

Werchter, petit village à quelques minutes de la capitale de la Belgique, accueille un des plus gros festivals du pays : le Rock Werchter.

4 jours de gros son, de vibrations basses, de défilés d’artistes, de monde assourdissant et de vie animée. La programmation de cette année est encore de haut niveau : Muse, Green Day, Pearl Jam, Rammstein, Channel Zero, Pink, Paramore, Rise Against, La Roux, Delphic, Vampire Weekend…

Pour ma part, je n’ai pu assister qu’à une journée de ce festival de haute voltige. Alors voici le résumé du samedi 3 juillet…

Gossip se trouve sur scène lorsque je passe les immenses portes en fer qui gardent le festival. J’ai l’impression d’entrer dans une forteresse imprenable postée en plein milieu d’un petit village sans histoire. La voix de Beth Ditto envahit l’énorme terrain qui contient des stands de nourriture et boissons en tout genre ainsi que les 2 grandes scènes.

Je ne prêterais pas plus attention à eux car, tout comme au Rock A Field, rien n’y fait, je n’accroche pas. Mais vu le nombre de têtes dansantes devant la scène, je pencherais pour une prestation de bonne qualité.

Je préfère me diriger vers la plus petite scène des deux, en forme de pyramide, où quelques centaines de personnes se massent afin d’accueillir un groupe phare de rock progressif : Porcupine Tree. Voici la 3è fois que je les vois, j’ai de merveilleux souvenirs de leurs précédentes prestations et je me réjouis d’avance de les revoir. Un moment de pure mélodie envahit mon corps pendant cette petite heure frustrante de concert. Steve Wilson, fidèle à lui-même, simple, charismatique, emmène le groupe dans un tourbillon de notes parfaites et posées en accord sur les instruments des autres membres. Une symphonie de plaisir et un instant d’osmose parfaite entre le groupe et son public.

Le groupe quitte la scène et moi aussi. Je pars rejoindre la cour des grands qui est prête à accueillir The Ting Tings. Je ne connais que la fameuse « Shut up and let me go » et je saisis l’opportunité du Rock Werchter pour découvrir leur discographie. Déception. Le reste de leur chanson est plat comme une eau sans vague. Aucune émotion ne passe, aucune envie de me lever et de danser ne m’envahit. Même lorsque leur grand tube retentira, je n’aurais plus la force de chanter ou bouger. Je n’ai qu’une hâte, que le groupe laisse sa place à une artiste qui elle, j’en suis persuadée, ne me décevra pas : Pink.

Je ne me trompe pas. Les minutes paraissent interminables entre le départ de The Ting Tings et l’entrée fracassante de Pink. Cette dernière se trouve dans un cube porté dans les airs par une grue, celui-ci finit par exploser permettant à la jolie popstar de descendre dans une tenue ailée sur scène. Epoustouflant. Le show n’en finira pas de nous en mettre plein la vue, tant par les tenues de scène, que par le spectacle de sa troupe et par la justesse de sa voix. Butch Walker la rejoindra même sur scène pour un duo à couper le souffle. D’après ce que je peux voir sur les écrans placés des côtés de la scène, au moins (et j’insiste sur le « au moins ») 15000 personnes sont en admiration devant elle et entonnent tout ses plus gros tubes. Le champ se transforme en fiesta géante et lorsqu’elle quitte la scène, beaucoup en redemande.

J’en redemanderais aussi si le groupe à suivre n’était pas Rammstein. Groupe plus que talentueux de la scène métal allemande. Autant vous dire qu’en Belgique, ils sont particulièrement attendus et le nombre impressionnant de fans rejoignant la scène le prouve. Chacun de leur concert est un feu d’artifice permanent, un spectacle d’une chaleur intense et un événement bouillonnant. Tout est soigné, perfectionné et réglé au millimètre près. Encore une fois ce soir, le show sera blindé d’effets brûlant et nos rétines ne ressortiront pas indemnes de cette braise ininterrompue. Pendant 1h30 de chants rauques, de basses violentes, de guitares mélodiques, de battements percutants et de notes synthétiques, le feu jaillira sur scène, dans les airs et dans le cœur du public. Ils assureront chacun leurs rôles à la perfection sans entraver la qualité du spectacle exceptionnel qui se déroule devant les yeux de milliers de personnes sous le charme.

Même si le concert se retrouvera raccourci de 2 chansons, « Weiss Fleisch » et « Engel », par rapport au spectacle en salle, il reste d’une justesse étonnante, d’une qualité imperfectible et d’un étonnement permanent.

Ils m’avaient déjà offert le meilleur concert de ma vie, ils m’auront offert la meilleure prestation lors d’un festival de ma vie.

Forcément, c’est avec la meilleure des notes que je termine cette journée d’été magique. Ce festival me laissera un doux souvenir et il n’est aucun doute que cela est grâce à ses deux derniers grands artistes aux univers différents mais pas moins époustouflants : Pink et Rammstein.

 

Ne sois pas égoïste et partage mon talent !


  • http://elc95.blogspot.com El Camino

    Comme toi, je ne doute pas de la qualité de Gossip mais je n’accroche pas! Pour The Ting Tings, je ne suis pas étonné, leur album m’avait donné cette impression de groupe d’une seule chanson.
    Et pour Rammstein que je n’ai jamais vu à mon grand regret, j’ai été déçu par leur dernier album que je trouve bien en retrait par rapport à Rosenrot et Reise Reise que je trouve excellent!
    Et merci pour le compte-rendu, je ne connaissais pas ce festival ;)