Le 2 juin 2010, c’est avec plaisir que je m’apprête à faire la fête avec l’un des groupes les plus festifs qu’il m’ai été donné de découvrir cette année.
Il est 20h30 lorsque je passe les portes de la petite salle du 112 à Terville. Je m’attends à trouver un groupe sur scène mais j’apprends qu’il n’y a aucune
première partie et que le groupe devrait entrer sur scène dans quelques minutes. Je m’installe donc devant, sans problème, la plupart des gens étant en train de déguster des hot dog dans l’herbe autour de salle et le reste en train de descendre des bières au bar.
Finalement, quelques problèmes techniques retarderont le début et le groupe arrivera vers 21h. Dommage, un groupe peu connu aurait eu le temps de faire sa promotion juste avant.
Kasabian entre sur scène dans un tonnerre d’applaudissement et de cris. Tom Meighan, lunettes de soleil vissées sur le nez, attitude désinvolte, entonne tous les plus grands tubes du groupe faisant danser, sauter, hurler la foule. Celle-ci même qui paraissait quelques peu distante au début du concert et qui finira par se rapprocher de la scène au fur et à mesure du déroulement de show de folie.
Moi-même j’en ai des points de côtés à force de m’égosiller et de sautiller tout en levant les bras. Chaque première note est une nouvelle surprise qui déclenche un mouvement d’émotion dans le public.
Le groupe improvisera des parties seulement musicales et rallongera certains de leurs morceaux pour notre plus grand plaisir. Que cela dure, car nous ne voulons pas partir avant d’être absolument mort de fatigue…
Le leader n’arrêtera pas de complimenter la salle et de nous dire qu’elle est situé dans un très bel endroit. Sauf que Tom se trompe, en effet, il nous saluera en tant que luxembourgeois et complimentera le Luxembourg. Or, nous sommes bien en France, pas très loin de la frontière soit, mais en France tout de même. Ce n’est pas grave, le public est là, il crie, il chante, il apprécie et il participe alors peu importe le pays n’est-ce pas ? Seule l’ambiance compte.
Et l’ambiance était là. Omniprésente dans un public en transe et plus que réceptif à l’état d’esprit du groupe anglais, résolument venu sur scène pour faire la fête avec des centaines d’inconnus qui ne cesseront d’en redemander.
Je ne connaissais ce groupe que depuis peu et je suis allé prendre ma claque au 112. La salle intimiste m’a offert une proximité avec le groupe qui m’a permise d’apprendre à les découvrir en live et franchement, je suis absolument conquise.
Je n’ai qu’une hâte maintenant, les revoir dans 20 jours au Rock-A-Field, vraiment au Luxembourg cette fois, au milieu de milliers de personnes prêtes à entonner les tubes de « Club Foot » à « Vlad The Impaler » en passant par « Shoot The Runner » et « Fire » et à se laisser porter par la folie musicale provoquée par leurs notes joyeuses.
Ne sois pas égoïste et partage mon talent !
