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Comme un château de cartes…

10 juin 2010

Encore partir, s’en aller, quitter, perdre ses repères. Combien de fois dans ma vie ai-je eu à faire ça ? 7 ou peut être 8 fois. Combien de fois ai-je eu autant de mal à l’accepter ? Jamais. L’habitude, progressivement installée, de ne jamais s’attacher, faire en sorte de pouvoir partir du jour au lendemain sans aucun regret, était bien ancrée au plus profond de moi même. A tel point qu’elle me revient en pleine figure maintenant.

La stabilité n’a jamais fait partie de mon quotidien et ce bienfait m’a rendu plus forte mais parfois le point de saturation arrive plus vite qu’on ne le voit et le bienfait se transforme en malheur. Comme un château de carte, tout s’est effondré sans vraiment que je ne comprenne d’où venait l’air de ce changement. Peut être suis-je lasse tout simplement. La chose n’est pas grave en soi mais j’ai l’impression perpétuelle de revivre le même film et le changement devient finalement une banalité affligeante et pénible.

Recommencer au point de départ peut être bénéfique lorsque l’on souhaite oublier le passé et effacer ses erreurs pour faire de soi même une personne meilleure ou tout simplement, mieux dans sa peau. Je l’ai testé et approuvé. J’ai finalement pu trouver mes marques, difficilement, douloureusement et certainement pas complétement mais le chemin comprenait encore beaucoup de kilomètres et j’espèrais les terminer un jour. Mais on me coupe la route et on m’oblige à dévier dans un autre univers inconnu, hostile, auquel je n’adhère pas. Le chemin qu’on me fait emprunter est finalement bien plus sinueux.

Mon avis n’est pas sollicité et même s’il l’était, je ne le donnerais pas. J’ai conscience de n’avoir aucune paroles à prononcer dans ce cas précis alors j’occupe les débats par mon silence et peuple mes nuits par les pleurs.

Une page pleine va se tourner pour laisser place à une page blanche qui ne demandera qu’à être gribouillée de choses positives. Alors même si l’introduction risque d’être entachée de pâtes de mouche, le déroulement devrait voir des améliorations.

Après tout, une page, qu’est-ce que cela représente dans un livre entier ?


Ne sois pas égoïste et partage mon talent !


  • Sweb

    Voilà, ça représente rien, une page. Si celle ci est difficile à tourner, c’est peut être juste parce que ce n’est pas qu’une page, mais la fin d’un chapitre.

    Courage :*

  • http://www.welovegeeks.be Olivier

    Sweb a dit le mot juste je pense : « Courage ». C’est qu’il en faut dans une vie qui n’est jamais un long fleuve tranquille.

    Souvent on se contente de faire au mieux, jusqu’à trouver son équilibre. C’est tout ce que je te souhaite ! ;)

  • la.marie

    j ai l impression de me voir (plus ou moins) ya qq années en arrière…
    je pense qu il n y a pas de mots ou paroles qui pourront faire changer les choses mais garder l espoir que la « page à venir » ne sera que meilleure grâce à la « page tournée » (même si cela ne sera pas forcement dans l immédiat, tu verras qu avec le temps, le recul…tu te rendras compte que cela t a permis de te rendre plus forte :))

  • http://www.desenquisse.com Paul de Senquisse

    Attends, tu vas habiter à cinq minutes de chez moi. Rien que ça devrait de remplir d’une liesse indicible, espèce d’ingrate :p…

    *hug*

  • badprocess

    Allez, y’a pas de conseil à donner pour le coup, il faut simplement accepter les chose tel qu’elle sont, et passer outre, négligement, un gros « osef » en quelque sorte. Facile à dire, en effet, mais un blindage viendra s’apposer là dessus avec le temps, et ce sera de plus en plus facile.

    J’ai appris par la force des choses qu’il ne faut en aucun cas être « matérialiste », ou tout du moins être suffisament prêt à accepter l’éventualité que rien n’est éternel, aussi beau et bon que cela puisse être. Cela peut sembler fataliste comme discours, mais bien au contraire, c’est juste l’illustration que l’acceptation (et le grand coup de pied au cul surtout) sert à passer outre toutes les épreuves de la vie.

    Courage, après la pluie le beau temps (trop balot cette expression, elle me fait délirer à chaque fois :D), et j’en suis sûr, ce sera encore mieux où tu sera tu verra ! :)

  • karineuuh

    Je trouve ton style vraiment très fluide et donc par conséquent très agréable ! ;)
    Continue avec ton blablabla « pour le plus grand plaisir de nos yeux ».

  • Vincianne

    Cet article m’a beaucoup touché… Je crois que je ressens ça à chaque fois que je pars dans mes montagnes et que je reviens à Agde. J’aimerais partir là-bas, mais tout comme toi on ne me demande pas mon avis, et je subis tant bien que mal mm si c’est souvent un déchirement, parce que je ne me sens pas chez moi, parce que mon chez moi c’est mes Alpes, ma montagne, ma vie… En tt cas très jolis articles, j’ai passé un agréable moment à te lire :-)