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Rammstein : "Mein Herz Brennt" für sie*

3 février 2010

S’il y a un concert que j’ai attendu longtemps dans ma petite vie, c’est bien celui là. Je ne vous referais pas l’historique de ma découverte de ce groupe, ni le pourquoi du comment « je ne les avais jamais vus ». Je me contenterais seulement de vous préciser que mon amour pour ce groupe ne fait que grandir au fur et à mesure de leurs albums. Que mon admiration pour leurs actions, leurs paroles et leurs engagements accroit à chaque fois que j’apprends de nouvelles choses sur eux.

Oui ils choquent, oui ils ont parfois des paroles violentes mais non, eux ne sont pas violents et aucun préjugé négatif n’a été prouvé jusque maintenant. Si vous n’aimez pas ce groupe, passez votre chemin ou justifiez le de façon constructive. Merci.

Après moult péripéties pour obtenir 3 billets (le mien, celui de mon homme et celui de ma mère), l’affront d’un report, et le « bravage » de la tempête de neige, me voici devant les portes de la salle que je connais maintenant par cœur, la Rockhal. J’achète vite fait un bout de pizza histoire de me caler le bidou et je file m’installer le mieux possible dans la salle. Une fois placé, pas trop devant, pas trop derrière et sur la gauche. Je me rends compte que je vois très bien la scène, je commence doucement à jubiler. La salle se remplit progressivement et tout autour de moi, je vois des familles. Parfait, ça ne bousculera pas trop.

Combichrist arrive en première partie. De l’électro-metal, je n’accroche pas mais ma mère danse et se tourne vers moi « j’aime bien » me dit-elle. Ah bon, soit. Le groupe quitte enfin la scène et les 30 minutes les plus longues de ma vie débuteront. Je sautille déjà à moitié sur place.

Toutes les lumières s’éteignent enfin et je hurle à la mort. Le mec devant moi me regarde de travers et se pousse du côté. Cool, maintenant je vois mieux. Les premières notes de « Rammlied » résonnent et j’attends l’entrée. Des lumières se font voir au fur et à mesure de chaque côté de la scène. Je me rends compte alors que Paul et Richard sont derrière un mur, en train de le détruire à coup de hache ! Les murs tombés, une lumière rouge se montre au milieu et des étincelles jaillissent. Till, plus radical, découpe le mur à la tronçonneuse ! Les voilà tous sur scène. Je suis aux anges et je n’arrive pas croire que ça y est, enfin, ils sont là devant moi. Une larme s’échappe de mon œil droit.

Mais je me reprends et hurle les « Rammstein » du refrain. Les titres se suivent mais ne se ressemblent pas. La mise en scène est incroyable ! Flake se fait martyriser dans une baignoire sur « Ich Tu Dir Weh », un « faux » fan se fait cramer, frapper et cracher dessus par Till sur « Benzin », un canon expulse de la mousse à la fin de « Pussy », le feu jaillit des bouches de Till, Richard et Paul sur « Feuer Frei », des fusées sont tirées au dessus de nos têtes sur « Du Hast », des poupées sont pendues au plafond et explosent sur la chanson « Wiener Blut »… Le feu et les feux d’artifice éclatent à presque chaque chanson.

A noter un très grand moment d’émotion, pour ma part en tout cas, sur « Fruhling in Paris » où la voix de Till m’emporte lorsqu’il entonne le passage en français « Oh non rien de rien, non je ne regrette rien » avec un léger accent allemand qui me donnera encore plus chaud que les flammes sur scène.

Eux, ils sont parfaits (ou presque, soyons réalistes). Flake joue du clavier sur un tapis roulant pendant la 2è moitié du concert. Till changera de tenue plusieurs fois : d’un tablier rouge, il passera à une combinaison en cuir (owiii) pour finir par ne garder que le pantalon en cuir et les bretelles sur son torse nu (double owiiii). Richard nous a pondu une coiffure bizarre. Doom arrache tout derrière sa batterie et nous offrira un très beau solo. Olli et Paul, je les ai trouvé un peu en retrait par rapport aux autres…


Le premier rappel arrive, les notes de « Sonne » me font sauter de joie. C’est ma chanson préférée, j’avais hâte de l’entendre en live. Je ne suis pas déçue. Puis c’est « Haifish » qui suit. Flake monte sur un bateau gonflable et va naviguer sur le public conquis. Il sort un drapeau luxembourgeois, ce qui fait hurler la foule de plaisir (ou alors est-ce juste moi qui hurle de plaisir à cause du 100è orgasme que je me tape ?). Il retourne sur scène, salue la foule et c’est au tour d’ « Ich Will » d’envahir nos oreilles qui en redemandent. J’en profite le plus que je peux. Je scrute la scène, je bave mes dernières minutes, je le sais. La musique stoppe. Le groupe part. Mes yeux se mouillent. Non, ce n’est pas fini. Pas comme ça. On se regarde tous un peu hébétés. Plusieurs personnes commencent à sortir. Je ne veux pas. Mon homme me dit « mais les lumières ne se rallument pas », je lui réponds « pourtant c’est terminé ». Mais on reste toujours dans l’obscurité alors un doute m’envahit…

Des silhouettes réapparaissent sur scène et c’est l’hystérie générale. Je me mets à crier lorsque je suis arrêté net dans mon élan en voyant entrer Till avec d’énormes ailes métalliques dans le dos. La mélodie d’ « Engel » envahit la salle. Je la connais par cœur, mais je ne la chante pas. Je vois les ailes se déplier doucement et j’ai un air béat qui s’affiche sur le visage. Lorsque du feu se met à jaillir de celles-ci et de la scène, sur Till qui nous chante qui ne veut pas être un ange, je n’ai qu’une envie : l’entraîner vers l’Enfer avec moi. La chanson se termine et le groupe sort de scène. Pour de bon cette fois. Toutes les lumières se rallument et je vois des visages épuisés mais heureux tout autour de moi. Je ne parle plus. Je me contente de suivre bêtement la foule à la sortie…


Je me rends au merch, 2 t-shirts, 1 écharpe, 2 verres viendront remplis un sachet Rammstein. Je me rends au bar où on me sert à boire dans un verre Rammstein. Ils sont encore partout, si proches mais pourtant si loin maintenant… Je ne les reverrais peut être plus avant des années. Je veux pleurer mais je me retiens. Il est maintenant l’heure de rentrer. Je pète ma pile sur Twitter, je me couche, je verse quelques larmes de bonheur et je m’endors paisiblement avec les souvenirs de ce qui restera le plus beau concert de ma vie…

Alors, qui se sent capable de réchauffer mon coeur autant qu’eux ?

 

* Rammstein : Mon coeur brûle pour eux (Mein Herz Brennt fais référence à une de leur chanson…)

Ne sois pas égoïste et partage mon talent !


  • http://www.LesPourquoideNicolas.com Nicolas

    … ah quand même… ah ouais… :p
    Je ne savais pas que un groupe de musique germanique pouvait faire tout ça ^^