Suite à une loooongue et houleuse conversation sur Twitter cet après midi, je me sens obligée d’expliquer le fonctionnement de 99% des filles de cette planète. Et donc, MON comportement.
Je suis une fille. Ok, vous le saviez. Par définition, je suis donc complexée, je manque de confiance en moi et je me vois comme le pire laidron de la planète. Bref, je suis une fille. C’est dans mes gênes. Alors, je me plains. Encore et encore. Je mange, je râle. Je ne mange pas, je râle. Je perds 1 kilo, je râle en me disant qu’il en reste encore au moins 2 à perdre. Je prends 1 kilo, je râle en me disant que ça m’en fait maintenant 4 à perdre. Et alors ? Je suis une fille. Je me trouve un tas de défaut : cuisse, ventre, hanche, nez. Je le répète, je suis une fille.
Tout le monde essaye de me dissuader. Tout le monde me sort ses grandes phrases « arrête, tu devrais en prendre, pas en perdre », « oh allez, tu te mets de profil, on te voit plus », « t’es grosse dans le genre fil de fer ? » et j’en passe… Chacun ces critères de minceur. Les miens sont stricts, laissez moi en paix. Oui, je me plains. Non, ce n’est pas un appel aux compliments. Vos phrases de réconfort, je m’en fous, elles glissent sur moi comme de l’eau sur un rocher. Je veux seulement qu’on me laisse râler en paix et qu’on me donne la liberté de me traiter de vache, baleine ou mammouth si j’en ai envie.
Il parait que tout ce qui compte, c’est d’être bien dans son corps. Alors si pour moi, être bien, signifie avoir 2/3 kilos en moins, n’est-ce pas le plus important ?! A qui d’autre ai-je à plaire ? Personne. C’est mon corps. Laissez-moi en faire ce que je veux.
Je suis une fille. Avec peut être de la merde dans les yeux, mais une fille quand même. Point.
Alors, qui sera le prochain à m’embêter avec mon (sur)poids ?
En écoute : When I’m Gone - Simple Plan
Ne sois pas égoïste et partage mon talent !