Lundi soir, 18h, je sors du travail, je rentre chez moi, j’attends mon homme, j’embarque mon père et nous filons vers la Rockhal, au Luxembourg pour admirer ce merveilleux groupe de rock progressif : Porcupine Tree. 1 an plus tôt, je faisais le même trajet, mais vers la petite salle, mais ce soir là, Porcupine Tree joue dans la cours des grands. La preuve que les gens commencent à écouter ce qui s’appelle vraiment de la musique et ça fait plaisir…
Je passerais les détails de la première partie qui, malgré des instruments très originaux, n’aura pas su me rendre l’attente agréable…
Mes anglais préférés rentrent enfin sur scène après un message disant qu’il nous est formellement interdit de prendre des photos, dommage j’étais placé au 2è rang (mon père squattait la barrière…). Et là défile les notes de toutes les chansons de « The Incident », leur dernier album, loin d’être mon préféré et je commence à me dire que le concert ne va pas décoller s’ils ne nous jettent pas à la figure les riffs des précédents albums. Steven Wilson nous dit qu’on est le public le plus calme devant lequel ils ont joué. Pas très flatteur… Alors mon homme, mon père et moi crions, les luxembourgeois ne suivent pas. Sont-ils malades ?
Le groupe nous annonce une pause de 10 minutes, je crois à une blague mais non, ils quittent la scène et un compteur affiche les minutes s’écoulant lentement. Du pur Porcupine Tree !
Ils reviennent enfin dans un tonnerre d’applaudissement et nous balance enfin les riffs bien bruyants mais toujours aussi mélodieux des albums précédents et les tubes s’enchaînent. Je saute, je chante, j’hurle, j’applaudis et je ne suis enfin plus la seule !! Le public se réveille et le groupe aussi.
Ils resteront près de 2h30 sur scène pendant lesquels ils déborderont d’énergie, feront une dédicace à Richard, au clavier, pour son anniversaire que nous ne manquerons pas de lui souhaiter en entonnant un « happy birthday » en cœur, se présenteront tour à tour de manière originale, parleront avec le public…
Un concert qui avait commencé dans le calme pour se finir dans la plus belle des explosions musicales que le groupe puisse offrir.
N’est-ce pas cela qu’on appelle le rock progressif ?
En écoute : Fear of the blank planet - Porcupine Tree
Ne sois pas égoïste et partage mon talent !
